Nous perdons le match contre Suresnes 2-1.

Victoire de Damien

Défaites de James et Antoine

Et toute une série de nulles (donc quelques beaux sauvetages) : Francis, Mohammed, Philippe, Farhad et François.


Francis se laisse déroquer dès le 6e coup, mais avec la garantie d’avoir une partie plus facile à gérer une fois les Dames échangées. Gestion prudente, facilité par un adversaire qui ne profite pas du mauvais placement du Roi et de la Tour adverse pour prendre l’initiative.

Sur l’attaque de son cavalier après 16.c5, jolie combinaison de Francis pour échanger les pièces avec 16…Cf5 qui semble sacrifier le cavalier, le fou d7 étant cloué :

17.Fxf5 Txe1+ 18.Txd1 Fxf5 et avec un pion de plus et le contrôle de l’accès à la 7e rangée par leur roi, les Noirs ont toujours l’avantage.

Après un échange des dernières Tours dans une position avantageuse, le Roi blanc à la bande, Francis rentre dans une finale favorable de pions et fous de couleurs opposés, avec 2 pions de plus. Favorable mais nécessitant un peu de technique. Dont le plus important : « centralisation du roi » Ce que s’empresse de faire son adversaire, dont le roi en provenance de h2 était à la traine. Et Francis joue ici 35…b5, en ratant l’indispensable 35…Re6 qui condamne l’entrée au roi blanc. Sans garantie de gain cependant pour la suite.

Nulle signée au 39e coup.


« Morphée ou Daphné ? That’s the question ! »

A défaut d’avoir sombré convenablement dans les bras de Morphée la nuit précédente, c’est sous les bras de Daphné que James succombe devant l’échiquier.

Après un début de partie à son avantage, avec une phalange de pions au centre, 1er avertissement pour James qui oublie qu’après l’échange des pièces en f6 provoquer par 11…h6, le pion d5 est perdu !

Dommageable mais pas catastrophique, et James pourrait encore profiter de sa légère avance de développement dans une position en train de s’ouvrir. Mais s’en suit une série de coups imprécis qui laissent aux blancs l’entrée du couple Dame+Cavalier sur le roque noir, dans une position très vite difficile à défendre.

Position après 20…Rh7 :

Abandon au 43e coup.


Partie sans difficulté pour Damien contre une adversaire qui lui offre un pion au 5e coup, et tarde à se développer. Echange favorable des Dames au 16e coup qui gagne encore un pion (deux pions passés liés !). Damien arrive avec 3 pièces sur le roque blanc et place, dans la position suivante, un joli mat en un au 32e coup; A vous de le trouver !


Très bon début de partie pour Philippe, qui a pris de l’espace sur l’aile-dame, tout en plaçant ses pion en harmonie avec son fou de case noire. Et à l’échange d’une paire de Cavaliers en d4, la reprise des Blancs avec le pion plutôt qu’avec leur Fou les laisse avec un Fou bien passif…

Mais là, étourderie de Philippe qui, déjà dans l’anticipation des coups suivants, oublie de jouer le 18…Cd7 qu’il avait pourtant bien prévu !

C’est donc une tout autre partie qui se poursuit, avec un très net désavantage… Et Philippe commence à défendre… Mais avec bientôt le retard d’une tour pour un pion au 31e coup, puis l’arrivée des Dame et Tour adverses dans son camp, le sort de Philippe semble devoir bientôt être scellé…

Quand l’improbable se produit ! L’arrivée mal coordonnées des pièces adverses dans son camp laisse à Philippe la possibilité d’éloigner son roi, qui n’a plus à se défendre que contre la Dame blanche, incapable de faire seule mat. Et la tour blanche doit revenir près de son roi pour parer les échecs assenés par la Dame de Philippe.

Perpèt’ donc ! Et la position suivante, obtenue 3 fois au 48e coup, sera l’occasion d’un petit rappel du règlement quant à la procédure de demande de nulle… finalement signée au 60e coup après la quintuple apparition d’une position guère différente de la précédente !


Partie difficile pour Mohammed qui prend du retard dans l’ouverture et se retrouve, sans avoir encore roqué, dans une position qui menace de s’ouvrir. Après 15…Fe7 :

Le choix fait par son adversaire d’échanger rapidement beaucoup de pièces permet heureusement à Mohammed de souffler un peu et de revenir à égalité.

Après 27…Ceg6, 1ère alerte pour Mohammed, dont l’adversaire ne voit heureusement pas la suite 28.Fxg6 Txg6 29.Texe6 Txg2+ 30.Rxg2 fxe6 31.d5 qui gagnait une pièce !

Mais le répit ne dure pas car, face au harcèlement de la paire de fous adverses, Mohammed choisit de sacrifier une qualité et se retrouve dans une finale bien inférieure…

… et tout à fait perdante après 46…d3 où les Noirs peuvent rendre la qualité en c4 et les Noirs sont impuissants face à la menace de promotion du pion a !

Heureusement pour Mohammed, son adversaire ne le voit pas, s’accroche à ses gains matériels… et Mohammed qui revient de très très loin répète rapidement les coups, trop heureux de signer la nulle !


Ouverture timide d’Antoine, qui a un pion d’avance suite à un gambit, mais ne se décide à attaquer avec 11.b4 qu’en réaction face au plan d’attaque des noirs sur l’aile roi déjà bien en place (g5-g4 pour ouvrir une colonne pour les tours, et fous et dames déjà menaçants)

Coup pour coup, les 2 attaques se mènent de front, dans une position tendue où tout peut basculer… Et au moment où Antoine à enfin obligé l’adversaire à temporiser son attaque et à jouer un coup de défense (14…Rb8, pour éviter une fourchette royale), Antoine choisit malencontreusement  de poursuivre par le mauvais 15.Ce5, qui laisse aux Noirs tout leur potentiel d’attaque, quand 15.hxg4 ou 15.Cxd6 permettait de diminuer largement la pression sur le roque blanc.

Perte de l’initiative, et défense difficile. Mat au 25e coup.


Partie très équilibrée pour Farhad, avec deux structures de pions solides et identiques qui se font face autour d’une colonne c ouverte.

Après l’échange des Dames au 29e coup, Farhad obtient un léger avantage positionnel sous la forme d’un pion arrièré sur l’aile dame adverse.

Lequel pion tombe effectivement au 35e coup, juste après l’échange des Tours, dans une finale C+6P / F+5P.

Progression impossible malgré le pion d’avance. Nulle signée au 44e coup.


Partie très équilibrée également pour François, dans une position matériellement équilibrée, mais structurellement dissymétrique : paire de fous et deux pions passés, mais isolés, pour les Noirs, et fou-cavalier, un pion passé isolé et une majorité sur l’aile roi pour François.

Qui doit faire un choix au 26e coup dans la position suivante : prendre le pion a5 pour tenter de faire jouer ses Tours sur l’aile dame ? Ou jouer g3 pour consolider les cases noires de son aile-roi, potentiellement faible en l’absence du fou de cases noires, et éviter le risque de ne pas savoir défendre à la foi f2 et la poussée du pion d noir ?

 

François choisit g3 et transfère une tour bloqueuse devant le dangereux pion passé d.

Nulle au 34e coup par répétition, suite au refus de chacun d’échanger les Dames de façon défavorable sur la colonne b.